Mon Roman

Samedi 25 juillet 2009
Chapitre IV
絶望・ zetsubou

Un lourd silence s’abattît sur le village de Yamatokôriyama. Les torches s’abaissèrent, les chiens arrêtèrent d’aboyer,… La lumière de la Lune faisait ressortir les gouttes de sang qui parcouraient la lame du Katana d’Eichi. Elles finirent leur course en se heurtant contre la flaque de sang qui se propagea sous les pieds des villageois. Le son, provoqué par ces gouttes, eut un effet apaisant. Cette sensation était accentuée par ce silence éloquent. Eichi saisit un bout de son kimono et commença a essuyer sa lame. Tout le monde le regarda faire. La raison commença a les regagner. Une femme couru sur Eichi et le saisit par l’épaule
- « Comment oses-tu prendre la vie de cet homme ??? »
La foule reprit en cœur les paroles que venaient d’être prononcées. Mais Eichi ignora ces attaques et continua de nettoyer sa lame. La jeune femme gifla Eichi dans un accès de tristesse et de colère.
- « Réponds !!!! »
- « Toux ceux qui useront de l’épée, périront par l’épée »

Les gens se rapprochèrent de plus en plus de l’assassin de Mashiro. Un homme arracha la main de la jeune femme et poussa Eichi au sol. Taro accourra au secours de son ami.
- « Arrêteeeeeeeeeeeeez !! Il est innocent !!! L’homme qui a perdu la vie devant vous nous a provoqué en duel. Quant à l’homme que vous venez de jeter au sol, il défendait l’amour qu’il éprouve pour une jeune héritière. »
Taro aida le jeune Kinaga à se relever.
- « Selon vous qui est le plus coupable ? Un homme qui veut empêcher deux personnes de s’aimer, ou un homme qui défend son amour au péril de sa vie ?? »
- « Taro… Ta gentillesse et ta pureté causeront ta perte… »
Eichi rangea ses armes et reprit la route. Les villageois se poussèrent au passage d’Eichi.
- « Veuillez nous excusez pour tout ce dérangement. Voici quelques pièces d’or en dédommagement. »
Après cela, le jeune homme rassembla ses affaires et rejoignit son ami.
- « Eichi tu vas bien ? Tu me sembles bizarre… »
- « Merci Taro… Merci pour tout »

Le Lendemain matin au village de Kyôtanabe


Goro Mitsuko était assis sous un cerisier de son Dôjo. La légère brise décrocha des pétales de fleur du sakura qui par la suite effleurèrent son visage. Ses cheveux quant à eux suivirent le rythme du vent. Des montagnes de parchemins menacèrent de s’écrouler sur le chef du clan. A voir son visage on se douta que Goro termina de régler les derniers détails du mariage de sa fille.
- « Veuillez m’excuser Monseigneur Goro Mitsuko, mais j’ai un message pour vous. »
- « Bien, donne-le moi Akira et retourne à tes occupations. »
Akira obéit sans discuter. En se retournant il trébucha dans la rivière se qui provoqua une vague de chaleur dans tous le Dôjo. Des choses ne changeront jamais. On pouvait toujours compter sur la maladresse d’Akira pour apporter un peu de joie dans des moments aussi difficile. Une fois la lecture terminée, Goro froissa le message puis sourit.
- « Eichi je t’attends avec impatience !!! Je pourrai constater si tu as progressé depuis la dernière fois et si tu fais honneur à ton titre »


En fin de journée


Le Soleil se coucha sur la ville de Kyôtanabe et amorça sa disparition derrière les montagnes. Des hérons disparurent dans le ciel orangé. Les nuages revêtirent leurs habits de lavande. Taro et Eichi se tenaient au sommet d’une falaise et avaient une main posée sur leur front pour protéger leurs yeux du soleil.
- « Nous voilà arrivés à Kyôtanabe Taro. Demain ma très chère Hatsu se mariera avec Masao Dosan, sauf si… »
- « Ne t’en fait pas nous réussirons à la reprendre. »
Eichi regarda Taro et lui fit adressa un sourire timide. Les deux hommes installèrent leur campement et se préparent à affronter leurs destins.

Quelques heures plus tard

Allongés dans leurs futons, Eichi et Taro dormirent paisiblement. Le feu qui avait été fait il y a quelques heures était éteint. Seule une petite braise persistait. Une fumée se libéra encore du foyer. Un loup pointa le bout de sa truffe sur ce campement sauvage. Il renifla et mangea les restes du repas. Mais le malheureux, attiré par la fragile lumière du feu, se brula le museau. Eichi se redressa et se frotta les yeux.
- « La curiosité est un vilain défaut »
- « J’ai connu mieux comme réveil », répondit Taro
- « Le soleil ne va pas tarder à se montrer. Dépêchons nous de pénétrer dans le village. »

Ils prirent une maigre collation et démarrèrent leur marche. Le Soleil se leva au moment où ils atteignirent les portes du village. Le village entama tout doucement ses différents bruits liés aux activités de l’homme.
- « Halte-là !!! Que faites-vous ici ? »
- « Mon jeune Ami Taro est un jeune artisan et aimerait offrir un cadeau au futur couple. »
- « C’est bon, vous pouvez passer. »

Les deux hommes se regardèrent et sourirent. La beauté de la ville les frappa. Des milliers de fleurs ornaient chaque maison et chaque rue. Un chemin de pétales de rose était tracé au sol. Il menait du Dôjo au temple de la ville. Des drapeaux à l’effigie des clans Mitsuko et Dosan se mariaient à merveille avec la décoration. Des hommes étaient postés sur différents toits et portaient des paniers avec différents accessoires. Nul doute que leurs missions étaient de lancer des pétales de sakura et du riz durant le passage des membres des deux familles mais aussi des futurs mariés. Mais leur émerveillement fut de courte durée. Eichi et Taro furent encerclés par une dizaine de soldats. Surpris, Taro recula mais sentit la pointe d’une lame.
- « Je ne vous croyait pas aussi naïfs. »
Eichi reconnu la voix de la personne qui venait de prendre la parole. Il se mit à trembler.
- « Eichi ??? »
- « Alors on tremble rien qu’en entendant ma voix ? »

Des soldats s’écartèrent. Taro le reconnu à son tour et serra ses poings si fort que ses bras chancelèrent.
- « Comment se porte Genichi ? »
- « Je t’interdis de prononcer le prénom de mon père même si par le passé… »
- « Silence !!! »
- « Pourquoi ? Les souvenirs du passé te font encore mal Goro ? Un homme tel que toi devrait se relever vite d’une telle épreuve. Après tout, tu es à l’origine de cette souffrance. »

Goro saisit la mâchoire d’Eichi et la serra aussi fort qu’il le pouvait. Taro posa sa main sur son Katana mais les soldats se ruèrent sur lui. Il finit par renoncer à son idée.
- « Ton père et ta mère n’ont eu que ce qu’ils méritaient!! »
- « Et après tu oses dire que tu… »
- « J’AI DIS SILENCE !!! »
- « Tu me dégoutes »

De rage, Goro traina Eichi et se dirigea vers le Dôjo. Eichi se débâtit mais des soldats et Goro bloquèrent ses tentatives et l’immobilisèrent.
- « Exécutez son ami »
- « Tarooooooooooooooooo, enfuis toi !! »

Taro regarda le sol, dégaina son arme et regarda Eichi
- « Je t’ai promis de t’aider. Ne t’en fait pas pour moi. Occupes toi plutôt d’Hatsu »
Eichi vit Taro disparaitre sous un amas de soldats.
- « Avant de t’enfermer je vais t’offrir un dernière chose….. Assister à la mort de ton ami »
- « … »

Des giclées de sang s’exhibèrent dans le ciel. Eichi fut rassuré en voyant son ami toujours en vie. Le visage de Taro était emprunt d’une colère féroce. Ses yeux étaient plissés et brillèrent de mille feux. Il exécutait à merveille les mouvements que lui avait enseignés Eichi. Il esquiva de nombreux coups et en adressa des mortels à ses ennemis. Les corps des soldats du clan Mitsuko s’écroulèrent au sol à une vitesse folle. Mais la fatigue commença à se sentir. Alors qu’il ne pensait n’avoir plus aucun ennemi, un soldat, qui avait simulé sa mort, se releva et transperça la poitrine de Taro. Taro tomba et se laissa tomber sur ses genoux. Le soldat posa son pied sur le torse du jeune homme, retira son épée puis allongea sa jambe pour envoyer au sol le pauvre combattant.
- « Taroooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo… »
- « Hahahaha !!! Tu peux être fier de lui. Il s’est bien battu jusqu’à la fin. Tu avais là un ami puissant et prêt à tout pour toi. »

Ne pouvant plus se contenir Eichi cria de douleur. L’adrénaline créée par cette poussée de haine gonfla tous ses muscles et il réussit à se libérer. Il courut vers son ami. Il égorgea l’assassin de son ami durant sa course. Il s’assit près de Taro, le pris et le serra dans ses bras. Des torrents de larmes se mélangèrent au sang du jeune défunt.
- « Je… Je… Je te vengerai !!!! Merci p… Merci pour tout !!!! »
Eichi embrassa la dépouille de son ami, puis se redressa et chargea Goro. Mais la haine et la tristesse guidant ses pas, il commit une erreur, ce qui permit au chef du Clan d'assigner un coup dans l’estomac du fils Kinaga. Eichi perdit connaissance. Goro le pris et le mis sur son épaule tel un sac de marchandise. Il rentra dans son Dôjo et se dirigea au niveau de la prison. Une fois devant la cellule la plus sécurisée, il ouvrit la porte et lança le corps à l’intérieur.
- « Surveillez-le nuit et jour. En aucun cas il doit sortir d’ici !!! »
- « Vos désirs sont des ordres mon seigneur !! »

Goro remonta les escaliers et alla voir sa fille. Hatsu se tenait au milieu de la pièce. Des dizaines de servantes allaient et venaient près d’elle. Elle était merveilleuse dans sa robe de mariée. Une aura incroyable rayonnait autour d’elle, même si on pouvait lire la tristesse sur son visage.
- « Allons ma fille, souris, tu vas réaliser un de tes rêves, non ? »
- « Ce n’est pas lui que je veux épouser Père… »
Goro caressa la joue de sa fille.
- « Il faut que tu le fasses. Ne pense pas qu’à toi … Pense aux gens du clan qui sont tellement fiers de toi…. »
- « Mais Père… »
- « Silence !!! Ne prononce pas son nom !! Le fils Kinaga n’est plus !!! »
- « Comment ça, Père ? »
- « Mes hommes viennent de l’abattre. Tu n’entendras plus parler de lui !!! »

Hatsu renversa son père et se dirigea vers la sortie, comme si elle avait le diable aux trousses. Mais Masao était là et l’empêcha de continuer sa route.
- « Alors, on tente de s’enfuir le jour de son mariage ma chère ? Arrêtez de pleurer ma future. Le maquillage coule et cela vous enlaidit. Vous êtes tellement plus jolie quand vous souriez. »
- « Hatsu !!! Désolé mais tu n’as plus le choix !! »

Hatsu, en larmes, s’affala au sol et cacha son visage derrière ses mains. Goro la redressa puis ordonna qu’on la prépare pour le mariage.

Le soir venu, les milliers de torches de la ville s’allumèrent. Les portes du Dôjo s’ouvrirent. Masao et Hatsu se montrèrent et s’avancèrent sur le chemin prédéfini. Les villageois acclamèrent en joie le couple. La pluie de pétales venant des toits embelli cette soirée festive. Hatsu cru rêver mais elle avait conscience de la réalité des faits. Dans ses rêves elle était avec Eichi. Elle s’efforça de sourire devant toutes les personnes mais le cœur n’y était pas. Elle ne voulait qu’une seule chose. Retrouver Eichi. Elle ne croyait pas à sa mort. Lorsque le couple traversa l’allée du temple, elle aperçu tous les membres de sa famille et celle de Masao. Le prêtre s’avança et fit son discours puis posa la question fatidique.
- « Hatsu, voulez-vous prendre pour époux Masao Dosan ici présent ? »
- « … »
Par Nanaud
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Jeudi 19 mars 2009
Chapitre III
外遊・ gaiyuu



Eichi courra vers la sortie du Dojo. Il sauta par-dessus le petit ruisseau artificiel, interrompit la méditation d’un sage qui s’était posé près d’un cerisier. Genichi, quant à lui, sortit de la chambre de son fils et contempla avec stupéfaction le spectacle qui s’offrait à lui.
- « Fiiiiiiiiiiiiiiiils que fais-tu ???? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? »
Eichi resta sourd devant les hurlements de son père. Il arriva devant les portes du Dojo et les frappa de toutes ses forces.
- « Gardes, saisissez-le »
Une dizaine de gardes obéirent et se présentèrent devant Eichi qui faisait face à la porte le poing droit collé à la porte.
- « Monsieur, écoutez votre père. Ressaisissez-vous. Ne nous obligez pas à vous arrêter. »
Eichi se retourna lentement en prenant soin de toujours regarder le sol pour ne pas avoir à affronter le regard surpris des gens qui l’entouraient. Il commença à murmurer
- « Que je me calme ? Comment voulez-vous que je me calme dans une situation PAREILLLLLLE »
Il leva la tête et son visage était empreint de haine. L’aorte de son cou ressortit ainsi que quelques veines sur ses bras. Nul doute que son sang, guidé par ses émotions, circulait à une vitesse folle. Eichi sortit son Wakizashi de son fourreau. Les gardes s’écartèrent lorsque le maître des lieux fit son apparition. Genichi passa devant eux et leur fit un petit signe de reconnaissance pour les remercier d’avoir essayé de raisonner son fils. Eichi commença à reculer mais son pied heurta la porte. Son père lui fit un sourire qui en disait long. Genichi, une fois proche de son fils, leva la main et le frappa.
- « Es-tu fou, fils ? Pourquoi te mettre dans tous ces états ? Qu’est-ce qui est plus important que l’autorité de ton père ? »
- « Père, je ne peux pas laisser Hatsu se marier avec cet homme… Ce Masao…. »
- « Ta raison est juste mais pourquoi t’enflammes-tu autant ? Nous possèdons les meilleurs stratèges du pays alors c’est inutile de foncer tête baissée et de faire échouer notre plan. Eux seuls sont compétents pour savoir quel comportement adopter. »
- « C’est que…que….. »

Eichi regarda à nouveau le sol et rangea son arme. Il retrouva un visage plus serein.
- « Ce mariage ne doit pas avoir lieu parce que…. »
Genichi sourit à nouveau.
- « Parce que ??? Oseras-tu le dire à ton père ? Oseras-tu dévoiler tes arguments devant tout le Dojo ? »
Genichi saisit le visage de son fils et leva sa main pour qu’Eichi puisse le regarder dans les yeux.
- « Tu crois que j’ignore ton secret ? »
Ces paroles déconcertèrent Eichi. Comment son père pouvait avoir connaissance de la relation qu’il entretenait avec Hatsu ? Etait-ce de ça qu’il voulait parler ou s’agissait-il d’un autre secret ? Genichi lâcha son emprise et Eichi se laissa tomber sur les genoux.
- « Comment veux-tu arrêter le mariage d’Hatsu Mitsuko si tu n’es même pas capable de m’en parler. Ta peur ne fera qu’empirer les choses. Affrontes la réalité, soit fier de ce que tu ressens et soit prêt à défendre tes sentiments jusqu’au bout même si tu en dois mourir ou te lever contre ton père. »
Genichi soupira.
- « Désolé fils je fais ça pour ton bien…. »
Il s’agenouilla pour être à la hauteur de son fils et l’embrassa sur le front puis se releva.
- « Gardes, emmenez-le au cachot et surveillez-le sans relâche »
Eichi se laissa emprisonner sans opposer une quelconque résistance. Les paroles de son père étaient comme une massue qui s’était abattue sur lui.

Quelques heures plus tard…

La nuit était tombée sur la ville de Kashihara. Le bruit des cigales retentirent dans tout le Dojo. Les gardes allaient et venaient sans relâche surtout devant la porte de prison où était gardé Eichi. Certains d’entre eux se reposèrent devant les lampes tout en savourant du thé. Vers Minuit un homme se présenta au milieu des jardins et avança vers la prison. L’homme était vêtu d’une grande robe de prêtre shintoïste qui le recouvrait de la tête aux pieds. Les gardes surpris se dirigèrent en courant vers l’homme mystérieux mais celui-ci leva un bras en l’air. Le vent provoqué par le mouvement attisa le feu d’une lampe qui se trouva près de lui. Ce halo de lumière soudain illumina le visage du prêtre. Les gardes s’arrêtèrent puis s’agenouillèrent.
- «Laissez-moi seul avec le prisonnier je vous prie »
Les hommes se hâtèrent. Le prêtre se dirigea devant la porte de prison. Il prit le soin de rester dans l’ombre pour dissimuler son identité puis attrapa une pierre et la lança sur Eichi. La pierre atterrit sur la tête de ce dernier.
- « Eichi réveilles-toi !! »
Eichi sursauta et se frotta la tête.
- « Qui es-tu et que me veux-tu ? »
- « Qui je suis n’a pas d’importance. Ce qui est important c’est d’arrêter le mariage d’Hatsu Mitsuko au plus vite !! »
- « A quoi bon… Père a raison… »
- « Détrompes-toi !! Il t’a dit ce que tu avais besoin d’entendre. Fais-toi confiance, aie confiance en la force de tes sentiments et tout ira pour le mieux. Ton amour pour Hatsu peut soulever des montagnes, rien ne peut lui résister. Le clan Mitsuko sera désarmé face votre amour. »

Eichi se releva et commença à reprendre confiance en lui.
- « Vous avez raison !! Je suis prêt à tout pour elle et je suis prêt à mourir s’il le faut !! »
- « Bien c’est ce que je voulais entendre. Tu n’as plus de temps à perdre. Diriges-toi vers Kyôtanabe au plus vite. Ne t’en fait pas pour ton père je m’en occuperai, je trouverais un moyen de justifier ton absence. »
- « Mais comment sortir de là ? »

Le prêtre fixa le jeune homme.
- « Aux portes du Dojo t’attend une surprise. »
Il jeta une clé aux pieds d’Eichi puis parti en courant. Ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer Eichi s’empara de la clé et ouvrit la porte de sa cage de fer. En sortant il fut également surpris de ne voir aucun gardes. Que se passa-t-il ? Qui était cet homme ? Pourquoi les gardes ne font-ils pas la ronde ? Une fois aux portes du dojo il ne vit personne mais un homme saisit son épaule ce qui le fit sursauter.
- « Alors comme ça on part à l’aventure ? »
Eichi se retourna.
- « Taro !!! »
Il serra l’homme dans ses bras qui lui faisait un large sourire.
- « C’était donc toi qui est venu me libérer… »
- « Que racontes-tu là mon ami ? Je viens à peine d’arriver. J’ai rassemblé nos affaires et me suis dirigé ici comme me l’a indiqué ton père »
- « Mon père ?? »

Eichi repoussa Taro et le dévisagea. Il venait de comprendre que l’homme mystère et son père n'étaient qu’une seule personne.
- « Père… Merci pour tout !! »
- « En parlant de ton père… Il a glissé une carte de l’itinéraire que l’on doit emprunter. Je l’ai examiné et on doit faire une halte dans une taverne à Yamatokôriyama. Tu sais pourquoi ? »
- « Je l’ignore mais si mon père nous l’ordonne on devra y faire une halte. Puis-je avoir mon daisho s’il-te-plaît. Je me sentirais plus en sécurité lors de notre voyage. »

Taro saisit les armes de son ami et les lui donna.
- « Prêt pour l’aventure mon ami ? »
Les deux hommes quittèrent le Dojo en courant. Une fois qu'ils eurent disparu, Genichi quitta la zone d’ombre qui l’abrita. Il enleva sa tenue de scène et referma les portes du Dojo.
- « Prends soin de toi mon fils. Ton parcours sera semé d’obstacles et je serai l’un d’entre eux. »

Quelques jours plus tard à Yamatokôriyama.

Cette petite ville paisible de 500 habitants devait sa notoriété grâce à son rattachement à la ville de Nara. Les maisons étaient simples, tout comme la structure de la ville. Sa particularité résidait dans le fait qu’elle possédait l’une des plus grandes tavernes du pays. Ces tavernes qui font la fierté du pays. Les deux hommes se posèrent et commandèrent une tasse de thé.
- « Pourquoi as-tu accepté de partir en mission avec moi ? Tu sais que c’est très dangereux ? »
- « Aider mon meilleur ami et le rendre heureux me suffit largement. Je suis même prêt à y laisser ma vie. Tu comptes beaucoup pour moi et en aucun cas je laisserai un autre homme te rendre malheureux. »
- « Merci Taro….Merci d’être là….. »
- « Dis !! Tu as un plan pour stopper le mariage de Dame Hatsu Mitsuko ? »

D’un coup un homme se leva et marcha en direction de la table des deux jeunes hommes.
- « Excusez-moi. Comment êtes-vous au courant du mariage ? »
- « Je peux vous poser la même question », répondit Eichi
- « Répondez à ma question ?? »
- « Je ne répondrai pas »

L’homme scruta les jeunes hommes, changea de visage, frappa du poing la table et quitta la taverne.
- « On se reverra Eichi Kinaga »
Eichi abasourdi tomba de sa chaise.
- « Comment connait-il mon nom ????? Son visage ne me dit rien…»
Il se releva et s’assit mais ces gestes furent hésitant et tremblant.
- « Eichi, on reparlera de tout ça après, je ne me sens pas en confiance ici. »
- « Tu as raisons partons »

Les hommes quittèrent la taverne et reprirent la route. Eichi, qui se sentait surveillé scruta chaque parcelles qui s’offraient à lui. Pas un détail ne lui échappa. Soudain un homme surgit derrière eux et lança une attaque, armé d’un Ninjato. Au moment où l’homme leva son bras Eichi se retourna brusquement, sortit son Tanto de sa manche et para le coup de son adversaire.
- « Je reconnais bien là le meilleur escrimeur du pays. »
L’homme recula.
- « Toi ??? »
Eichi éloigna l’homme qui était pris de fou rire.
- « Qui es-tu et que me veux-tu ? »
- « Je suis Mashiro Kane du clan Mitsuko !! »
- « Je vois….Ton agression à la taverne est justifié et je comprends tout maintenant.»

Mashiro présenta son arme à Eichi.
- « Prépares-toi à mourir !! »
- « Taro recule, c’est un duel entre lui et moi. N’interviens pas s’il-te-plaît… »
- « Mais… »
- « Ne discute pas !!»

Taro courut se réfugier dans le bois où venait de surgir Mashiro. Pendant ce temps-là, Eichi rangea son Tanto et sorti son Daisho.
- « Un katana et un Wakizashi, tu fais honneur à la classe guerrière dis-moi !! Mais tout cela est vain car tu vas mourir avant de pouvoir t’en servir. »
Mashiro sauta en direction d’Eichi. Une fois en l’air, Il envoya un nuage de shuriken sur Eichi qui avait fermé les yeux.
- « Tu es fou !! Ta mort ne sera que plus rapide »
- « Je n’ai pas besoin de mes yeux pour te battre. »

Eichi arrêta les shuriken en un éclair. Sa vitesse d’exécution était parfaite au point qu’on ne le vit pas bouger ses bras. Furieux, Mashiro accéléra sa chute pour se retrouver plus vite au corps à corps. Il donna des coups par centaines mais Eichi les para sans difficultés.
- « La colère guide ta lame… Tu n’arriveras jamais à me toucher dans ces conditions. Seul un amour fort et pur comme le mien pour Hatsu peut y parvenir. »
De plus en plus furieux Mashiro s’acharna sur son adversaire. Le bruit provoqué par le choc de leurs lames résonna dans toute la ville. Des personnes intrigués se dirigèrent vers la scène et formèrent une foule autour des deux hommes. Les habitants agitèrent des torches en protestation mais Mashiro n’abandonna pas. Il continua sans relâche à aborder son concurrent. Eichi, esquiva chaque coup en exécutant diverses prouesses athlétiques pour impressionner et déstabiliser son rival.
- « Eichi finis en au plus vite !! N’oublies pas Hatsu !! »
A ces mots, Eichi fit un saut en direction de son ennemi. Désorienté celui-ci recule mais trébuche sur une racine. Eichi atterrit sur la lame du Ninjato de Mashiro, ce qui le désarma.
- « Tu as perdu »
Il leva son bras et plongea son Katana dans le ventre de son opposant.
Par Nanaud
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Jeudi 5 mars 2009
Chapitre II
お見合い結婚 ・ omiai kekkon



Hatsu rentra tranquillement chez elle guidée par la lumière de la lune si belle durant cette nuit sombre. Des lucioles intriguées par la jeune demoiselle virevoltèrent autour d’elle dès qu’elle s’approcha de la rivière. Elle scruta le ciel étoilé avec admiration et émerveillement. Elle tendit ses bras et marcha légèrement ce qui lui donna l’impression de voler. Le croassement des grenouilles, le chant des cigales accompagnèrent chaque pas d’Hatsu.
- « Les personnes d'aujourd’hui sont à la recherche d’un bonheur qui trouve son origine à travers chaque biens qu’ils détiennent. Ils n’arrivent plus à apprécier ses petites merveilles offertes par Dame Nature. »
Une fois arrivée à la porte de son village, un garde se présenta devant elle. Il était essoufflé et apeuré. L’homme recroquevillé, les mains sur ses genoux lui adressa la parole.
- « Vous voilà enfin Ô Hatsu Mitusko !! Votre père m’a envoyé vous quérir dans tout le village. Personne ne savait où vous étiez, je commençais à avoir peur de ne plus vous revoir. Peur aussi de perdre la jeune héritière du clan dont je suis si fier d’appartenir. »
- « Pour quelles raisons père me demande-t-il ? »
- « Je ne puis vous répondre. Vous devez l’apprendre de votre Père »

Le visage d’Hatsu devint pâle et elle s’empressa d’aller voir son père. Elle courut comme jamais elle le fit auparavant. Elle frappa frénétiquement sur les portes du Dojo. A peine la porte entre-ouverte, Hatsu se glissa dans le petit espace et se dirigea dans les appartements de son père. Elle le trouva agenouillé devant un portrait de son frère. Plusieurs bougies étaient disséminées dans la pièce. L’odeur de l’encens très présente elle aussi la fit presque s’évanouir.
- « Père que se passe-t-il ? Pourquoi nos hommes continuent ils de s’entrainer à une heure pareille ? Et surtout pourquoi vous vous reposez devant un portrait de mon frère ? »
Goro ne répondit pas. La peur s’empara de la jeune fille. Hatsu saisit son père par son épaule et le retourna violement. Le visage de Goro fut bercé par des larmes. Ses yeux étaient d’un rouge qui rendrait jaloux des rubis exposés aux rayons du soleil. Un visage d’horreur s’empara d’Hatsu. Elle recula en commençant à verser des larmes.
- « No …. Non…. Ne me dites pas ça….Père… »
Goro essaya son visage d’un revers de manche puis déglutina.
- « Quand l'oiseau est prés de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est prés de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu. Ton frère aura fait honneur à notre famille, à notre Clan, à notre ville toute sa vie. »
Hatsu fondit en larmes et fonça dans les bras de son père. Goro mit sa main derrière la tête de sa fille et serra la tête contre son épaule.
- « Les hommes du Clan Kinaga sont à l’origine de ta souffrance. Jamais je laisserai un de ces hommes t’approcher. »
Hatsu surpris par la nouvelle retira sa tête d’un coup.
- « Kinaga…… Pourquoi ? Pourquoi eux ? »
- « Ton frère était un homme fort, craint par tous. Une menace que les autres clans devait soit convoité soit réduire au silence. »
- « Mais Père… Je dois vous dire…. »
- « Je sais ma fille…. La nouvelle est dure à supporter. Dès demain notre clan ainsi que le clan Dosan déclareront la guerre au clan Kinaga pour venger ton frère, pour notre honneur. »
- « Le clan Dosan ? que vient-il faire dans cette histoire ? »
- « C’est l’autre nouvelle que je dois t’annoncer…. »
- « Père que dites vous là ? »
- « Tu es belle ma fille. Plus d’un homme te convoite. De plus tu sais que le clan Dosan est un clan aussi puissant que le notre. J’ai promis ta main au jeune héritier Masao Dosan. Le mariage se déroulera dans une semaine…. »

Hatsu repoussa son père et s’enfui de la pièce en courant. Elle se posa près de la fontaine où venait boire les chevaux des soldats.
- « Mon cher Toriyama….. je t’aimais tant.… Pourquoi tu es parti si vite… Le ciel ne sera, plus jamais aussi noir qu'il n'est aujourd'hui …Les anges n'ont jamais été plus beaux…Depuis que tu es monté là-haut…Tu vas me manquer…. En plus si tu savais ce que père vient de faire. Je dois me marier avec un homme que je n’ai jamais vu et que je n’aimerai pas car j’aime de tout mon cœur Eichi Kinaga… l’héritier du clan responsable de ta mort… »
Hatsu regarda le ciel.
- « Eichi… »

Le lendemain….

Le soleil de plomb réveilla la ville marchande de Kashihara. Le Dojo du clan Kinaga surplomba le paysage. Ce clan si respecté et admiré dans la ville s’est forgé une réputation d’or où chaque hommes et femmes du clan inspirent un profond respect, une générosité à toute épreuve, une sagesse hors du commun et un sens d’honneur surhumain. Chaque enfant du village rêve d’appartenir à la famille des Kinaga.
Shiro, jeune messager, parcourra la ville en marchant tranquillement. Le soleil l’éblouis, il réajusta son chapeau. Durant son voyage il vit le bonheur à chaque coin de rue. Des pêcheurs ramenaient le fruit de leurs efforts, des personnes curieuses venaient assister à la scène ou alors tout simplement acheter de quoi manger. Les magasins fleurissaient dans la ville. Des enfants couraient dans toute la ville se qui eut pour effet de faire tomber plusieurs fois Shiro, bousculé intentionnellement par les enfants. Une fois arrivé à destination, un garde du Dojo s’approcha de lui.
- « Que viens-tu faire là Shiro ? »
- « Je viens apporter une lettre au seigneur Genichi Kinaga »
- « Pose là avec toutes les autres lettres et pars d’ici. »
- « Je dois la délivrer en main propre »
- « Pourquoi marches-tu si tranquillement alors ? Idiot !! Tu n’as pas pensé que ce message était important pour qu’on te demande de la lui livrer en main propre ? Une fois de plus tu préfères rêvasser au lieu de faire correctement ton métier. Tsss »

Shiro réalisa sa grossière erreur. Le garde ouvrit rapidement la porte et laissa passer le messager en lui donnant une tape au passage. Shiro pénétra dans le Dojo qui fut toujours aussi merveilleux. Les jardins en fleur s’étendaient sur tout le Dojo, les cerisiers venaient de fleurir et quelques pétales s’envolèrent et frappèrent le visage de Shiro, les papillons par millier avaient élu domicile dans le Dojo. Tous les plus grands sages du pays marchèrent dans le jardin en méditant. Shiro se ressaisit et alla voir Genichi.
- « Ô mon bon seigneur j’ai un message pour vous. »
- « Enfin !!! Tu en as mis du temps !!! Tu peux me laisser merci. »

Shiro quitta les lieux. Quant à Genichi il ouvra le parchemin avec furie et le parcourra.
- « Oooooh cher Goro, tu n’as pas changé avec le temps. Tu agis toujours sans réfléchir. Prends autant d’alliés que tu souhaites, nous ne céderont pas. Tu es si prévisible. »
Genichi frappa sa table basse du poing et se leva. Il se dirigea vers les appartements de son fils. Des bouteilles de saké recouvraient le sol de la chambre d’Eichi… Eichi était là agenouillé et s’appuyant sur sa table basse. Il dormait à poing fermés, une bouteille à la main et sa tête posée sur une petite flaque de larmes encore présente. Genichi prit la bouteille et la posa sur la table et saisit son fils et l’allongea sur son futon. Puis il le réveilla doucement.
- « Je vois que tu t’es bien entouré pour réfléchir à ma proposition. »
- « huuu…. Père… que se passe-t-il ? »
- « Je vais prendre connaissance de ta réponse. Ta présence aux combats à côtés de nos hommes est indispensable. Sans toi nos hommes seront apeurés. Sans toi ils penseront que la victoire ne sera pas possible. Tu leur inspire une grande motivation et hargne. Tu as quelque chose de divin chez eux. Et puis même une guerre sans le meilleur escrimeur du Japon ne sera pas une guerre proprement dite. »

Eichi se releva doucement en se frottant le front.
- « Je t’ai dit que je ne souhaitais pas y participer…. »
- « Ce matin j’ai appris que la fille des Mitsuko, Hatsu Mitsuko, va épouser Masao Dosan. Le clan Mitsuko aura donc du renfort. »

Eichi fit un bond et se releva à toutes vitesses. Il fit quelques pas en arrière tout en gardant la main sur son front. Genichi rigola.
- «Ne te lève pas aussi vite mon fils après tout ce que tu as ingurgité la nuit dernière. »
- « Aïe… Qu’est-ce que tu viens de dire ? »
- « Hatsu Mitsuko va épouser Masao Dosan la semaine prochaine… »

Eichi laissa retomber sa main, il se redressa et regarda son père avec fureur.
- « Quoiiiiiiiiii ??? »
- « Calmes toi fils !! Tu…. »
- « Je ne peux pas les laisser faire ça…. »
- « Bien fils !! Tu agis comme je le pensais. Alors… »

Eichi n’écouta plus son père. Il saisit ses affaires en tremblant. Plus il pensait à ce que venait de lui dire son père, plus il avait du mal à trouver ses affaires. Il renversa sa table, bouscula son père. Son père ne comprenait plus ce qu’il se passa. Une fois son sac terminé, il quitta sa chambre en courant
- « Hatsuuuuuuuu j’arrive…. »
Par Nanaud
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Vendredi 26 décembre 2008
AIKO

Chapitre I
しあわせ ・ shiawase



Elle et Dieu marchaient ensemble, laissant derrière eux des traces de pas dans le sable. La lumière du ciel brillait sur les traces de leurs vies. Joies, et bonheur, scintillaient sur chaque empreintes. Cependant, durant les temps troublés et désespérés...pendant les temps de tristesse....pendant les temps de douleur....il n'y a qu'un seul sillage.
Cher Dieu...pendant ses moments de joie et de bonheur...pendant tout ce temps, tu étais là pour elle. Cependant...quand elle avait le plus besoin de toi...pourquoi n'étais-tu pas là pour elle?

3 ans plus tôt.

Le soleil venait de se lever sur la ville de Nara. Le ciel était d'un bleu saphir intense. Les rayons faisaient ressortir la forêt luxuriante du village, de magnifique arc-en-ciel brillaient à la surface des rizicultures abondante. Hatsu Mitsuko se tenait en haut de la plus haute falaise et admirait le spectacle qui s'offrait à elle. Le village si animé paraissait telle une fourmilière de cette hauteur, ça bougeait dans tout les sens mais cette agitation était très organisée. Juste à côté elle pu voir un couple de buffles se restaurer près d'une source surveillé de près par un paysan qui se reposait en se tenant sur sa pelle à l'ombre d'un cerisier. Hatsu Mitsuko était la jeune héritière d'un clan très respecté de la ville de Kyôtanabe. Tout le monde l'admira dans son village, elle faisait la fierté de son clan. Femme modèle, toujours prête à aider les personnes du village, bonne escrimeuse, elle inspirait le respect et possédait une notion d'honneur qui est capable de mettre à genou tout adversaire ainsi que la faucheuse d'âme. D'un coup un vol d'Héron passa près d'elle et la fit sursautée.
- " Une femme comme toi ne devrait pas être surprise si facilement... "
- " Et tu devrais savoir qu'un homme ne doit pas faire attendre une femme "
- " Comment puis-je me faire pardonner?"

Hatsu se retourna, fit un large sourire à l'homme qui se tenait devant elle. Elle courut et se jeta dans les bras de cet étranger.
- " Dis-moi que tu m'aimes Eichi "
Eichi repoussa Hatsu puis la regarda dans les yeux. Il se dirigea enfin vers le bord de la falaise en laissant dans les yeux de sa partenaire un sourire qu'elle appréciait tant.
- " Eichi..."
Une fois au bord Eichi soupira et tourna sa tête vers Hatsu
- " Tu veux que je te dise que je t'aime... Pourtant tu le sais que....."
L'homme baissa la tête puis gonfla sa poitrine en fermant ses yeux. Hatsu ne savait plus quoi faire. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Pourquoi Eichi, si doux habituellement, l'avait repoussée? Que s'est-il passé depuis leur dernière rencontre pour qu'il soit si étrange? Le cœur d'Hatsu battit de plus en plus fort devant ce mystère. Mais un cri la fit redescendre sur Terre.
- " MAIS TU SAIS BIEN QUE JE T'AIME HATSUUUUUUUUUUUU. NARA SACHE LE, J'AIME HATSU COMME UN FOU ET JE SUIS PRÊT A TOUT POUR ELLE"
Eichi reprit son souffle et rigola aussitôt. Hatsu quant à elle trembla et dit à sa moitié en lui donnant une tape
- " Imbécile va. Mais c'est pour ça que je t'aime."
- " Et si on mangeait? J'ai préparé plusieurs Bento rien que pour toi. Tu m'en diras des nouvelles."


Pendant ce temps-là à Kyôtanabe...

Le village bercé par le son de la pluie se réveilla en sursaut par un cri strident.
- " Mitsuko-samaaaaaaa !!! Mitsuko-samaaaaaaa !! "
L'homme dans sa course trébucha plusieurs fois dans des marres de boues causées par la pluie torrentielle. L'homme frappa violemment sur l'immense porte qui protégea le village. Un garde s'avança.
- " Que viens-tu faire ici Akira? "
- " Je détiens un parchemin important que je dois remettre en mains propre à Goro Mitsuko. "

Le garde s'avança vers la porte, qui s'ouvrit dans un fracas énorme. Akira repris sa course folle. Et sa maladresse légendaire fut une fois de plus sollicitée. Il renversa des jarres, bouscula et fit tomber de nombreux villageois mais arriva temps bien que mal aux portes du Dojo du clan Mitsuko. Un soldat reçu l'homme et le guida vers Goro Mitsuko, chef suprême du clan. Akira vit plusieurs dizaine de soldats s'entraîner à l'arc, aux combats de sabres, à dresser des ours et toutes sortes d'animaux. L'odeur de la sueur et du sang agrippèrent Akira, qui fut aussitôt pris de diverses douleurs. Le clan Mitsuko fut célèbre pour avoir protégé le village à plusieurs reprises contre l'invasion de plusieurs chefs avares de territoire, de femmes et d'argent. Les soldats du clan étaient craints dans toute la région. Soudain un homme dont la sagesse ne fit aucun doute se présenta devant Akira.
-" Que me vaut ta présence"
Akira s'agenouilla et tendit le parchemin.
- " Durant une de mes missions j'ai réussit à intercepter un message venant du village d'Ikoma et vous devez absolument le lire Ô cher Mitsuko-sama"
A l'annonce du nom d'Ikoma, Goro fit un pas en arrière et arracha le parchemin d'une violence extrême, qui blessa Akira. Goro déroula le parchemin à toute vitesse et le lu. Ses yeux parcoururent le parchemin à toute vitesse et durant sa lecture on pouvait discerner quelques mots.
- " Non..... Pas lui.... pourquoi?....pas mon fils..."
Le parchemin se recouvra peu-à-peu de larmes. Goro pleurait et dit dans un excès de rage.
- " Qu'on réunisse tous mes généraux et ministres le plus vite possible. Fermez les portes du Dojo et du village immédiatement. Je vous jure qu'ils vont me le payer"
...

De retour à Nara.

Le soleil commença à disparaître derrière une petite falaise. Le ciel bleu a laissé sa place à un ciel d'un rose orangé si doux et agréable à l'œil. Eichi et Hatsu se tenaient sous un chêne et admira le soleil. Hatsu se reposait sur les jambes de son homme. Eichi repoussa une mèche de cheveux d'Hatsu.
- " Je voudrais passer toute ma vie à tes côtés Hatsu et vivre une journée aussi magnifique que celle-ci au quotidien. Je veux que tu gardes ce sourire qui t'embellis tant. Je veux qu'aucun être humain ou divinité viennent troubler notre amour et notre bonheur. Tu es tellement précieuse à mes yeux."
Eichi se leva en redescendant sa moitié avec toute la douceur qu'il possédait. Il embrassa Hatsu.
- " Je dois malheureusement te quitter. Mon village m'attends."
Les amoureux se regardèrent une dernière fois, se donnèrent rendez-vous pour la prochaine fois, s'étreignirent et partirent dans leurs villages respectif. Leurs voyages se passèrent sans incidents sauf pour Eichi qui allait vivre un tournant de son histoire une fois qu'il fut rentré chez lui.
- " Eichi, il faut que je te parle de toute urgence!! "
- " Que se passe-t-il père? "
- " Gardes, laissez nous seuls je vous prie."
- " Vos désirs sont des ordres cher Genichi Kinaga "
- " Maintenant qu'on est seul, je peux te dire ce qu'il se passe. Dis-moi tu te souviens de ta dernière mission. "
- " Vous parlez de l'homme que vous m'avez ordonné de réduire au silence, père? "
- " C'est cela même. Figures-toi qu'il s'agit en faite d'une vengeance personnel... "
- " Comment ??? Je ne comprends rien père!! "
- " Ne coupe pas la parole de ton père !! Il y a 3 mois de cela, un homme du clan Mitsuko est venu dans notre village est a abattu le chef militaire de notre clan. Nous n'avons rien vu, son meurtre et son rôle d'espion-assassin était parfait. Un homme de grands talents je dois l'avouer. En représailles je t'ai demandé de te rendre dans la ville d'Ikoma pour y tuer un homme. Je parle bien évidemment de Toriyama Mitsuko...."
- " Toriyama Mit...Mitsu...Mitsuko !!! Mais père l'homme que j'ai tué s'appelait Aiko Miyamoto !!! "
- " Je sais fils. Mais Toriyama se dissimulait sous une fausse identité pour se protéger de ses ennemis. Si je te dévoile la vérité c'est que mes éclaireurs m'ont prévenu que le clan Mitsuko vient d'apprendre la mort de Toriyama. Il faut donc se préparer à une guerre féroce."
- " Mitsuko.... ce n'est pas possible....pè...père"




PS:
signification du titre : Aiko ==> provient de 2 kanji; Ai qui signifie "amour" et ko qui signifie "l'enfant". donc Aiko veut dire que c'est un enfant provenant d'un fort amour.
Note de l'auteur ^^: Je ne sais pas encore combien de chapitres il y aura. Je tiens à prolonger l'histoire le plus longtemps possible pour vous surprendre le plus possible Wink et je modifierai de temps en temps mes récits histoire de les améliorés un peu Wink
Je suis ouvert à tout commentaires Wink
J'essayerai aussi de faire des dessins pour illustrer mon roman.
Par Nanaud
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