Samedi 25 juillet 2009
Chapitre IV
絶望・ zetsubou
絶望・ zetsubou
Un lourd silence s’abattît sur le village de Yamatokôriyama. Les torches s’abaissèrent, les chiens arrêtèrent d’aboyer,… La lumière de la Lune faisait ressortir les gouttes de sang qui parcouraient la lame du Katana d’Eichi. Elles finirent leur course en se heurtant contre la flaque de sang qui se propagea sous les pieds des villageois. Le son, provoqué par ces gouttes, eut un effet apaisant. Cette sensation était accentuée par ce silence éloquent. Eichi saisit un bout de son kimono et commença a essuyer sa lame. Tout le monde le regarda faire. La raison commença a les regagner. Une femme couru sur Eichi et le saisit par l’épaule
- « Comment oses-tu prendre la vie de cet homme ??? »
La foule reprit en cœur les paroles que venaient d’être prononcées. Mais Eichi ignora ces attaques et continua de nettoyer sa lame. La jeune femme gifla Eichi dans un accès de tristesse et de colère.
- « Réponds !!!! »
- « Toux ceux qui useront de l’épée, périront par l’épée »
Les gens se rapprochèrent de plus en plus de l’assassin de Mashiro. Un homme arracha la main de la jeune femme et poussa Eichi au sol. Taro accourra au secours de son ami.
- « Arrêteeeeeeeeeeeeez !! Il est innocent !!! L’homme qui a perdu la vie devant vous nous a provoqué en duel. Quant à l’homme que vous venez de jeter au sol, il défendait l’amour qu’il éprouve pour une jeune héritière. »
Taro aida le jeune Kinaga à se relever.
- « Selon vous qui est le plus coupable ? Un homme qui veut empêcher deux personnes de s’aimer, ou un homme qui défend son amour au péril de sa vie ?? »
- « Taro… Ta gentillesse et ta pureté causeront ta perte… »
Eichi rangea ses armes et reprit la route. Les villageois se poussèrent au passage d’Eichi.
- « Veuillez nous excusez pour tout ce dérangement. Voici quelques pièces d’or en dédommagement. »
Après cela, le jeune homme rassembla ses affaires et rejoignit son ami.
- « Eichi tu vas bien ? Tu me sembles bizarre… »
- « Merci Taro… Merci pour tout »
Le Lendemain matin au village de Kyôtanabe
Goro Mitsuko était assis sous un cerisier de son Dôjo. La légère brise décrocha des pétales de fleur du sakura qui par la suite effleurèrent son visage. Ses cheveux quant à eux suivirent le rythme du vent. Des montagnes de parchemins menacèrent de s’écrouler sur le chef du clan. A voir son visage on se douta que Goro termina de régler les derniers détails du mariage de sa fille.
- « Veuillez m’excuser Monseigneur Goro Mitsuko, mais j’ai un message pour vous. »
- « Bien, donne-le moi Akira et retourne à tes occupations. »
Akira obéit sans discuter. En se retournant il trébucha dans la rivière se qui provoqua une vague de chaleur dans tous le Dôjo. Des choses ne changeront jamais. On pouvait toujours compter sur la maladresse d’Akira pour apporter un peu de joie dans des moments aussi difficile. Une fois la lecture terminée, Goro froissa le message puis sourit.
- « Eichi je t’attends avec impatience !!! Je pourrai constater si tu as progressé depuis la dernière fois et si tu fais honneur à ton titre »
En fin de journée
Le Soleil se coucha sur la ville de Kyôtanabe et amorça sa disparition derrière les montagnes. Des hérons disparurent dans le ciel orangé. Les nuages revêtirent leurs habits de lavande. Taro et Eichi se tenaient au sommet d’une falaise et avaient une main posée sur leur front pour protéger leurs yeux du soleil.
- « Nous voilà arrivés à Kyôtanabe Taro. Demain ma très chère Hatsu se mariera avec Masao Dosan, sauf si… »
- « Ne t’en fait pas nous réussirons à la reprendre. »
Eichi regarda Taro et lui fit adressa un sourire timide. Les deux hommes installèrent leur campement et se préparent à affronter leurs destins.
Quelques heures plus tard
Allongés dans leurs futons, Eichi et Taro dormirent paisiblement. Le feu qui avait été fait il y a quelques heures était éteint. Seule une petite braise persistait. Une fumée se libéra encore du foyer. Un loup pointa le bout de sa truffe sur ce campement sauvage. Il renifla et mangea les restes du repas. Mais le malheureux, attiré par la fragile lumière du feu, se brula le museau. Eichi se redressa et se frotta les yeux.
- « La curiosité est un vilain défaut »
- « J’ai connu mieux comme réveil », répondit Taro
- « Le soleil ne va pas tarder à se montrer. Dépêchons nous de pénétrer dans le village. »
Ils prirent une maigre collation et démarrèrent leur marche. Le Soleil se leva au moment où ils atteignirent les portes du village. Le village entama tout doucement ses différents bruits liés aux activités de l’homme.
- « Halte-là !!! Que faites-vous ici ? »
- « Mon jeune Ami Taro est un jeune artisan et aimerait offrir un cadeau au futur couple. »
- « C’est bon, vous pouvez passer. »
Les deux hommes se regardèrent et sourirent. La beauté de la ville les frappa. Des milliers de fleurs ornaient chaque maison et chaque rue. Un chemin de pétales de rose était tracé au sol. Il menait du Dôjo au temple de la ville. Des drapeaux à l’effigie des clans Mitsuko et Dosan se mariaient à merveille avec la décoration. Des hommes étaient postés sur différents toits et portaient des paniers avec différents accessoires. Nul doute que leurs missions étaient de lancer des pétales de sakura et du riz durant le passage des membres des deux familles mais aussi des futurs mariés. Mais leur émerveillement fut de courte durée. Eichi et Taro furent encerclés par une dizaine de soldats. Surpris, Taro recula mais sentit la pointe d’une lame.
- « Je ne vous croyait pas aussi naïfs. »
Eichi reconnu la voix de la personne qui venait de prendre la parole. Il se mit à trembler.
- « Eichi ??? »
- « Alors on tremble rien qu’en entendant ma voix ? »
Des soldats s’écartèrent. Taro le reconnu à son tour et serra ses poings si fort que ses bras chancelèrent.
- « Comment se porte Genichi ? »
- « Je t’interdis de prononcer le prénom de mon père même si par le passé… »
- « Silence !!! »
- « Pourquoi ? Les souvenirs du passé te font encore mal Goro ? Un homme tel que toi devrait se relever vite d’une telle épreuve. Après tout, tu es à l’origine de cette souffrance. »
Goro saisit la mâchoire d’Eichi et la serra aussi fort qu’il le pouvait. Taro posa sa main sur son Katana mais les soldats se ruèrent sur lui. Il finit par renoncer à son idée.
- « Ton père et ta mère n’ont eu que ce qu’ils méritaient!! »
- « Et après tu oses dire que tu… »
- « J’AI DIS SILENCE !!! »
- « Tu me dégoutes »
De rage, Goro traina Eichi et se dirigea vers le Dôjo. Eichi se débâtit mais des soldats et Goro bloquèrent ses tentatives et l’immobilisèrent.
- « Exécutez son ami »
- « Tarooooooooooooooooo, enfuis toi !! »
Taro regarda le sol, dégaina son arme et regarda Eichi
- « Je t’ai promis de t’aider. Ne t’en fait pas pour moi. Occupes toi plutôt d’Hatsu »
Eichi vit Taro disparaitre sous un amas de soldats.
- « Avant de t’enfermer je vais t’offrir un dernière chose….. Assister à la mort de ton ami »
- « … »
Des giclées de sang s’exhibèrent dans le ciel. Eichi fut rassuré en voyant son ami toujours en vie. Le visage de Taro était emprunt d’une colère féroce. Ses yeux étaient plissés et brillèrent de mille feux. Il exécutait à merveille les mouvements que lui avait enseignés Eichi. Il esquiva de nombreux coups et en adressa des mortels à ses ennemis. Les corps des soldats du clan Mitsuko s’écroulèrent au sol à une vitesse folle. Mais la fatigue commença à se sentir. Alors qu’il ne pensait n’avoir plus aucun ennemi, un soldat, qui avait simulé sa mort, se releva et transperça la poitrine de Taro. Taro tomba et se laissa tomber sur ses genoux. Le soldat posa son pied sur le torse du jeune homme, retira son épée puis allongea sa jambe pour envoyer au sol le pauvre combattant.
- « Taroooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo… »
- « Hahahaha !!! Tu peux être fier de lui. Il s’est bien battu jusqu’à la fin. Tu avais là un ami puissant et prêt à tout pour toi. »
Ne pouvant plus se contenir Eichi cria de douleur. L’adrénaline créée par cette poussée de haine gonfla tous ses muscles et il réussit à se libérer. Il courut vers son ami. Il égorgea l’assassin de son ami durant sa course. Il s’assit près de Taro, le pris et le serra dans ses bras. Des torrents de larmes se mélangèrent au sang du jeune défunt.
- « Je… Je… Je te vengerai !!!! Merci p… Merci pour tout !!!! »
Eichi embrassa la dépouille de son ami, puis se redressa et chargea Goro. Mais la haine et la tristesse guidant ses pas, il commit une erreur, ce qui permit au chef du Clan d'assigner un coup dans l’estomac du fils Kinaga. Eichi perdit connaissance. Goro le pris et le mis sur son épaule tel un sac de marchandise. Il rentra dans son Dôjo et se dirigea au niveau de la prison. Une fois devant la cellule la plus sécurisée, il ouvrit la porte et lança le corps à l’intérieur.
- « Surveillez-le nuit et jour. En aucun cas il doit sortir d’ici !!! »
- « Vos désirs sont des ordres mon seigneur !! »
Goro remonta les escaliers et alla voir sa fille. Hatsu se tenait au milieu de la pièce. Des dizaines de servantes allaient et venaient près d’elle. Elle était merveilleuse dans sa robe de mariée. Une aura incroyable rayonnait autour d’elle, même si on pouvait lire la tristesse sur son visage.
- « Allons ma fille, souris, tu vas réaliser un de tes rêves, non ? »
- « Ce n’est pas lui que je veux épouser Père… »
Goro caressa la joue de sa fille.
- « Il faut que tu le fasses. Ne pense pas qu’à toi … Pense aux gens du clan qui sont tellement fiers de toi…. »
- « Mais Père… »
- « Silence !!! Ne prononce pas son nom !! Le fils Kinaga n’est plus !!! »
- « Comment ça, Père ? »
- « Mes hommes viennent de l’abattre. Tu n’entendras plus parler de lui !!! »
Hatsu renversa son père et se dirigea vers la sortie, comme si elle avait le diable aux trousses. Mais Masao était là et l’empêcha de continuer sa route.
- « Alors, on tente de s’enfuir le jour de son mariage ma chère ? Arrêtez de pleurer ma future. Le maquillage coule et cela vous enlaidit. Vous êtes tellement plus jolie quand vous souriez. »
- « Hatsu !!! Désolé mais tu n’as plus le choix !! »
Hatsu, en larmes, s’affala au sol et cacha son visage derrière ses mains. Goro la redressa puis ordonna qu’on la prépare pour le mariage.
Le soir venu, les milliers de torches de la ville s’allumèrent. Les portes du Dôjo s’ouvrirent. Masao et Hatsu se montrèrent et s’avancèrent sur le chemin prédéfini. Les villageois acclamèrent en joie le couple. La pluie de pétales venant des toits embelli cette soirée festive. Hatsu cru rêver mais elle avait conscience de la réalité des faits. Dans ses rêves elle était avec Eichi. Elle s’efforça de sourire devant toutes les personnes mais le cœur n’y était pas. Elle ne voulait qu’une seule chose. Retrouver Eichi. Elle ne croyait pas à sa mort. Lorsque le couple traversa l’allée du temple, elle aperçu tous les membres de sa famille et celle de Masao. Le prêtre s’avança et fit son discours puis posa la question fatidique.
- « Hatsu, voulez-vous prendre pour époux Masao Dosan ici présent ? »
- « … »
et je modifierai de temps en temps mes récits histoire de les
améliorés un peu 




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