le 29/6/2009 à 11h23 par Harold Thibault (avec AFP)

Le Premier ministre Taro Aso aurait assuré samedi 27 juin au Secrétaire général du Parti libéral démocrate Hiroyuki Hosoda qu'il n'envisageait pas remanier les postes principaux au sein du Parti,
selon le quotidien Yomiuri. "Je n'ai jamais mentionné un remaniement aux postes clés du Parti, aurait déclaré M. Aso. Ce sont des gens à l'extérieur (du parti) qui parlent de cela".
Ces déclarations interviennent alors que le ministre des Finances Kaoru Yosano est mis en cause dans un scandale de financement occulte de ses activités politiques.
Priorité: faire passer des lois
Pressé par certains de dissoudre la Chambre basse du Parlement et de convoquer des élections anticipées, le Premier ministre japonais a fait part de sa priorité: faire passer les lois qu'il
considère les plus importantes, telles que la loi sur la transplantation d'organes et la loi sur l'inspection des navires, en réponse aux menaces nord-coréennes.
Taro Aso aurait déclaré qu'il attendrait les élections l'Assemblée de la métropole de Tokyo avant de décider de dissoudre la Chambre basse de la Diète.
A cette date auront lieu les élections de l'Assemblée de la métropole de Tokyo, qui pourraient être un baromètre des chances de survie au pouvoir du Parti libéral démocrate.
Les élections législatives interviendront au plus tard en septembre mais, face à la faible popularité du Premier ministre, nombreux sont ceux qui, y compris à l'intérieur de son propre camp,
souhaiteraient que M. Aso fasse intervenir les électeurs plus tôt.
Pas capable de répondre aux inquiétudes des Japonais
Ce dernier a présenté son programme intitulé "Une société sereine" jeudi 25 juin. Il a notamment promis d'améliorer la protection sociale pour les familles, les retraités et les chômeurs. A cette
occasion, il a reconnu que beaucoup de Japonais s'inquiétaient de la situation sociale et, notamment, du chômage des jeunes et de la pauvreté de certains travailleurs, alors que l'archipel est
touché par la plus grave récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
"Le gouvernement doit accepter le fait qu'il n'a pas été capable de répondre à ces inquiétudes" a déclaré le Premier ministre. Il a toutefois laissé entendre qu'il n'entendait pas démissionner.
"Je pense que l'image du PLD se détériorerait si le parti décidait d'élire un nouveau président en ce moment a-t-il dit. Interrogé sur sa capacité à mener le PLD à la victoire, Taro Aso a
répondu : "Je dois gagner".
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