Vendredi 3 juillet 2009

le 3/7/2009 à 11h26  par AFP



Au terme d'une élection très serrée, les 35 Etats membres du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique ont élu à Vienne le diplomate japonais Yukiya Amano pour succéder en décembre à l'Egyptien Mohamed ElBaradei. Parmi les dossiers qui attendent le futur directeur, figure le controversé dossier iranien.

 

Afficher l'image Le diplomate japonais Yukiya Amano élu directeur général de l'AIEA
Le diplomate japonais Yukiya Amano élu directeur général de l'AIEA

"J'ai obtenu les voix de 23 pays, soit le nombre nécessaire de suffrages pour être désigné prochain directeur général de l'AIEA", a-t-il déclaré à la presse. "Je suis très heureux", a-t-il souligné.

Les 35 Etats membres du Conseil des gouverneurs de l'agence, réunis jeudi en session extraordinaire au siège de l'AIEA dans la capitale autrichienne, ont accordé 23 voix à M. Amano contre 11 et une abstention, après trois tours qui n'avaient pas permis de dégager la majorité qualifiée requise, ont précisé des diplomates.

La procédure de désignation du nouveau dirigeant de l'agence prévoit encore une réunion vendredi de l'ensemble des représentants des 146 Etats membres pour désigner M. Amano "par acclamation".

Ambassadeur pour son pays auprès de l'agence onusienne depuis 2005 et considéré comme le favori des Occidentaux, M. Amano, 62 ans, affrontait aux derniers tours de scrutin son homologue sud-africain, Abdul Samat Minty, 67 ans. Ce dernier avait, aux précédents tours en mars, bénéficié surtout de l'appui des pays en développement.

Spécialiste des questions de désarmement et de prolifération, M. Amano doit également encore obtenir la confirmation officielle de sa nomination par les Etats membres de l'AIEA à l'assemblée générale annuelle prévue du 14 au 18 septembre.

"Si j'ai le privilège d'être (officiellement) élu nouveau directeur général de l'AIEA, je ferai tout mon possible pour améliorer le bien-être des êtres humains et assurer un développement durable par le biais d'une utilisation pacifique de l'énergie nucléaire", a encore indiqué M. Amano.

"En tant que citoyen du Japon, je ferai aussi tout mon possible pour éviter la prolifération des armes nucléaires. Et pour ce faire, la solidarité de tous les Etats membres (de l'AIEA) du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest est absolument nécessaire", a-t-il ajouté.

L'actuel directeur général, qui avait obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2005 à la tête de l'agence, a renoncé à briguer un quatrième mandat après avoir dirigé l'organisation pendant douze ans marqués par les controverses sur les programmes nucléaires iranien, nord-coréen et syrien.

La véritable nature du programme nucléaire de l'Iran est toujours au coeur des discussions au sein de l'agence, et le Conseil de sécurité des Nations Unies a déjà voté plusieurs sanctions contre ses activités d'enrichissement de l'uranium qui pourrait entrer dans la fabrication d'armes atomiques.

Téhéran est soupçonné par les pays occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire, mais le président Ahmadinejad le récuse catégoriquement, soulignant que le programme nucléaire iranien a pour seul objectif l'alimentation énergétique du pays.

Au cours du processus de désignation du nouveau directeur général, plusieurs pays occidentaux avaient reproché au candidat sud-africain, ancien militant antiapartheid, d'avoir parfois été sensible aux thèses iraniennes, tandis que d'autres délégations considéraient que le candidat japonais était "plus un technicien qu'un politique".

Pourtant, dans un entretien accordé à l'AFP en février dernier, M. Amano avait souligné que le rôle du chef de l'AIEA serait toujours politique, peu importe le degré de neutralité que son dirigeant veut observer.

"Actuellement, l'AIEA est essentiellement une organisation technique. Mais ses activités ont des implications politiques très importantes, aussi peu importe qui sera le prochain directeur général, ce qu'il fera ou dira aura des implications politiques", avait-il alors déclaré.

Par Nanaud - Publié dans : Japon - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Jeudi 2 juillet 2009

le 2/7/2009 à 11h40  par AFP



En opposition à ce qu'avait annoncé la presse japonaise précédemment, le Premier ministre a procédé à des remaniements ministériels et compte en effectuer d'autres à l'approche des élections législatives

 

Afficher l'image Le Premier ministre Taro Aso le 30 juin 2009
Le Premier ministre Taro Aso le 30 juin 2009

Le Premier ministre japonais Taro Aso a nommé mercredi le sénateur conservateur Yoshimasa Hayashi au poste de ministre de la Politique économique et budgétaire en remplacement de Kaoru Yosano, lequel conserve le portefeuille de ministre des Finances, a annoncé le gouvernement. "Le membre de la chambre haute Yoshimasa Hayashi a été nommé ministre délégué à la Politique économique et budgétaire", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole de l'exécutif Takeo Kawamura. M. Yosano, un poids lourd du gouvernement Aso, se débarrasse ainsi d'un de ses trois portefeuilles. Outre celui des Finances, le plus important, il conserve aussi celui des Services financiers.

Yoshimasa Hayashi, 48 ans, a été l'éphémère ministre de la Défense de l'ancien Premier ministre Yasuo Fukuda entre août et septembre 2008. Issu d'une famille de politiciens (son père a notamment été ministre des Finances), il a étudié à Harvard et a brièvement travaillé pour le Congrès des Etats-Unis. Le poste de ministre de la Politique économique et budgétaire est considéré comme moins important que les deux portefeuilles économiques-clés de l'exécutif japonais: celui des Finances et celui de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti).

Par ailleurs, M. Aso a nommé le sénateur Motoo Hayashi ministre de la Gestion des catastrophes et président de la Commission nationale de sécurité publique, un poste important dans un pays régulièrement frappé par de violents tremblements de terre, typhons et éruptions volcaniques.

Le gouvernement a confirmé mercredi que M. Aso avait l'intention de procéder à des remaniements au sein de son gouvernement à quelques semaines d'élections cruciales. Les médias affirment qu'il envisage également de confier le portefeuille de la Décentralisation à un acteur célèbre devenu gouverneur de province, Hideo Higashikokubaru.

Par Nanaud - Publié dans : Japon - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 1 juillet 2009

le 1/7/2009 à 12h39  par Karyn Poupée (AFP)



Le 1er juillet 1979, le fleuron de l'électronique japonais Sony bouleversait le quotidien des passagers excédés du train bondé de 7 heures, en glissant dans leur poche un boîtier et en mettant sur leurs oreilles un casque: calme, musique, le Walkman était né.

 

Afficher l'image Le Walkman TPS-L2 de Sony est né le 1er juillet 1979
Le Walkman TPS-L2 de Sony est né le 1er juillet 1979

Ce jour d'été 79 est à jamais gravé dans l'histoire industrielle nippone et dans les annales de Sony. Avec le TPS-L2, référence de son "premier Walkman", nom générique d'une interminable lignée de lecteurs stéréo nomades de musique, Sony s'est immédiatement offert un prestige planétaire... et des critiques à l'étranger sur les "générations d'autistes et de sourds à venir".

"J'avais découpé un morceau de bois de dimensions un peu supérieures à celles d'une cassette audio, en me disant que l'objet final ne devrait pas dépasser cette taille", confiait il y a quelques années l'un des pères du premier Walkman. "Il fallait que j'y parvienne à tout prix". Et l'homme, visiblement ému, avait sorti de sa poche son impérissable maquette-souvenir et l'avait posée à côté du TPS-L2, tout fier: "c'est pareil, non?".

 

 

Sony l'a fait

En interne pourtant, certains doutaient, persuadés que "sans fonction d'enregistrement, ça ne se vendrait pas". In fine, l'objet, bleu métallisé, couleur en vogue à l'époque, fit un malheur. On se l'arracha pour parader casqué dans les rues de Ginza, Akihabara ou Shibuya à Tokyo, à Paris ou New York. Malins, les "sonymen" avaient prévu deux prises jack 3,5 mm pour que les couples puissent se promener à l'unisson. Ils en avaient rêvé, "Sony l'a fait", et s'en vantait.

Le mot Sony, contraction des vocables "sonus" (son en latin) et "sonny" (jeune homme en anglais), signait d'ailleurs la vocation de cette dernière à créer ce genre d'appareils audio de poche qu'adoraient déjà les "salarymen" (employés) nippons. D'abord utilisé comme marque de ses produits, Sony fut adopté en 1958 comme nom de l'entreprise, fondée en 1946 sous la raison sociale "Tokyo Tsushin Kogyo".

Mais Sony n'a pas créé ex-nihilo le premier baladeur à cassette du monde. Dès l'origine, la firme avait posé les jalons de cette innovation, en se spécialisant depuis plus de trois décennies dans la fabrication de postes de TV, de radios et magnétophones qu'elle avait commencé de miniaturiser. Le modèle inaugural de récepteur radio de poche à transistor Sony, le TC-55, un objet inédit ailleurs, a été lancé en 1955. Quant au premier dictaphone de la maison, le TC-1010, enregistreur mono à cassette, il était déjà dans la sacoche des "businessmen" tokyoïtes en 1970, suivi par le "pressman", en 1977. Le Walkman, objet de loisir, découlait logiquement de cette longue expertise.

 

 

Ancêtre du i-pod

La gamme n'a cessé de muer par la suite, s'enrichissant au gré des évolutions techniques et des nouveaux supports, de la cassette au CD et au MD... jusqu'à ce jour de 2001 où Sony a réalisé, un peu tard, que le monde avait changé de siècle. L'iPod de l'américain Apple, condensé inattendu et bien pensé de technologies, a ravalé le Walkman au rang d'antiquité, blessant à jamais son créateur. Depuis, le groupe nippon se bat, non sans résultats, pour reprendre une place qui, pense-t-il, lui revient de droit. Plus de 385 millions de "Walkman", tous types confondus ont été écoulés en 30 ans dans le monde. "L'iPod n'est jamais qu'une évolution du Walkman", répète à l'envi le PDG de Sony, Howard Stringer. Certes, acquiescent les fans de la marque, mais il aurait été préférable qu'elle fut signée Sony.

Par Nanaud - Publié dans : Japon - Communauté : la musique en folie
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Mardi 30 juin 2009

le 30/6/2009 à 12h21  par AFP



La police japonaise a arrêté des personnes soupçonnées d'essayer d'exporter un appareil utilisé dans la production d'armes de destruction massive vers la Corée du Nord

 

La police japonaise a arrêté lundi trois hommes d'affaires soupçonnés d'avoir tenté d'exporter vers la Corée du Nord via la Birmanie un appareil pouvant être utilisé dans la production d'armes de destruction massive, ont rapporté deux agences de presse japonaises. Les trois hommes, dont l'un est un Japonais d'origine coréenne âgé de 41 ans, ont été appréhendés pour avoir tenté de faire sortir du Japon cet appareil, un instrument de mesures magnétiques, sans l'approbation du gouvernement, ont précisé les agences Jiji Press et Kyodo.

La police de la préfecture de Kanagawa, dans le centre du Japon, a bloqué l'exportation de l'appareil en janvier dernier alors qu'il allait quitter le port de Yokohama en direction de la Birmanie, selon les agences. La police japonaise estime, d'après les mêmes sources, que la destination finale de l'appareil était la Corée du Nord, qui a rétabli des relations diplomatiques avec la Birmanie il y a deux ans. Contactée par téléphone, la police japonaise a refusé de commenter ces informations.

Selon les agences de presse, l'instrument intercepté peut être modifié afin d'être utilisé dans le cadre de la production de missiles et d'autres armes de destruction massive.

La tension a crû dans la région depuis que la Corée du Nord a fait exploser le 25 mai sa deuxième bombe atomique et a procédé ensuite à plusieurs essais de missiles. Le régime communiste de Pyongyang s'est en outre retiré des négociations à six sur le démantèlement de ses installations nucléaires. Ces pourparlers, qui durent depuis des années, impliquent la Corée du Nord, la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.

Par Nanaud - Publié dans : Japon - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Lundi 29 juin 2009

le 29/6/2009 à 11h23  par Harold Thibault (avec AFP)


Le Premier ministre japonais a exclu de toucher aux postes clés de son gouvernement avant les élections alors que son ministre des Finances est montré du doigt dans un scandale de financement occulte. Taro Aso décidera après le 12 juillet s'il convoque des élections anticipées cet été ou attend la sanction des urnes en septembre.

 

Afficher l'image Reconnaissant qu'il n'avait pas su répondre aux inquiétudes des Japonais, Taro Aso a toutefois exclu de démissionner
Reconnaissant qu'il n'avait pas su répondre aux inquiétudes des Japonais, Taro Aso a toutefois exclu de démissionner

Le Premier ministre Taro Aso aurait assuré samedi 27 juin au Secrétaire général du Parti libéral démocrate Hiroyuki Hosoda qu'il n'envisageait pas remanier les postes principaux au sein du Parti, selon le quotidien Yomiuri. "Je n'ai jamais mentionné un remaniement aux postes clés du Parti, aurait déclaré M. Aso. Ce sont des gens à l'extérieur (du parti) qui parlent de cela".

Ces déclarations interviennent alors que le ministre des Finances Kaoru Yosano est mis en cause dans un scandale de financement occulte de ses activités politiques.

 

 

Priorité: faire passer des lois

Pressé par certains de dissoudre la Chambre basse du Parlement et de convoquer des élections anticipées, le Premier ministre japonais a fait part de sa priorité: faire passer les lois qu'il considère les plus importantes, telles que la loi sur la transplantation d'organes et la loi sur l'inspection des navires, en réponse aux menaces nord-coréennes.

Taro Aso aurait déclaré qu'il attendrait les élections l'Assemblée de la métropole de Tokyo avant de décider de dissoudre la Chambre basse de la Diète.

A cette date auront lieu les élections de l'Assemblée de la métropole de Tokyo, qui pourraient être un baromètre des chances de survie au pouvoir du Parti libéral démocrate.

Les élections législatives interviendront au plus tard en septembre mais, face à la faible popularité du Premier ministre, nombreux sont ceux qui, y compris à l'intérieur de son propre camp, souhaiteraient que M. Aso fasse intervenir les électeurs plus tôt.

 

 

Pas capable de répondre aux inquiétudes des Japonais

Ce dernier a présenté son programme intitulé "Une société sereine" jeudi 25 juin. Il a notamment promis d'améliorer la protection sociale pour les familles, les retraités et les chômeurs. A cette occasion, il a reconnu que beaucoup de Japonais s'inquiétaient de la situation sociale et, notamment, du chômage des jeunes et de la pauvreté de certains travailleurs, alors que l'archipel est touché par la plus grave récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

"Le gouvernement doit accepter le fait qu'il n'a pas été capable de répondre à ces inquiétudes" a déclaré le Premier ministre. Il a toutefois laissé entendre qu'il n'entendait pas démissionner. "Je pense que l'image du PLD se détériorerait si le parti décidait d'élire un nouveau président en ce moment a-t-il dit.  Interrogé sur sa capacité à mener le PLD à la victoire, Taro Aso a répondu : "Je dois gagner".

Par Nanaud - Publié dans : Japon - Communauté : Voyages et culture Japonaise
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