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~ Roman "Aiko" : En cours (Chap 4/12) ~
~ Cours de Japonais : En cours (cous 5/???) ~
le 5/11/2009 à 11h02 par Patrice Novotny (AFP)
"Au vu des conditions économiques actuelles, nous avons décidé de nous retirer", a annoncé mercredi le président du groupe Akio Toyoda. En proie à la baisse de ses ventes sur fond de récession planétaire, le premier constructeur mondial comprime ses dépenses, après avoir réduit ses effectifs sous contrat temporaire et fait tourner ses usines au ralenti au plus fort de la crise. Toyota a subi les toutes premières pertes de son histoire durant l'exercice budgétaire 2008-2009, clos fin mars, et prévoit de rester dans le rouge cette année. Le PDG s'est excusé "du fond du coeur auprès des supporters".
Débutant en F1 en 2002, l'écurie a conquis 13 podiums en huit saisons et terminé à la cinquième place du classement des constructeurs lors du championnat 2009, qui s'est achevé dimanche à Abou Dhabi.
Toyota a ajouté n'avoir pris aucune décision sur la vente éventuelle de son écurie à une autre firme, assurant simplement qu'il ferait "de son mieux pour trouver une solution" pour les employés de l'équipe.
Le géant nippon avait déjà annoncé en juillet qu'il renonçait à héberger le Grand Prix de F1 du Japon à partir de 2010 sur son circuit du Mont-Fuji, également pour des raisons budgétaires. Il vient en outre de mettre fin à sa collaboration avec l'écurie britannique Williams - à laquelle il fournissait des moteurs depuis 2007 - d'un commun accord selon les deux équipes. "Nous nous retirons complètement de la Formule 1", a souligné M. Toyoda, écartant l'idée que le groupe puisse rester dans la compétition en tant que motoriste.
Mamoru Kato, un spécialiste de l'industrie automobile au centre de recherche Tokai Tokyo, a jugé cette décision "appropriée mais tardive". "Arrêter les activités coûteuses qui ne sont pas dans le coeur de métier est une tendance lourde dans le secteur", a-t-il expliqué. Toyota emboîte le pas à son concurrent Honda, qui a vendu l'an passé son activité F1 à son ancien directeur d'écurie Ross Brawn, dont l'équipe est devenue championne du monde cette saison. Un autre manufacturier japonais, le fournisseur unique de pneus de la F1 Bridgestone, vient également d'annoncer son retrait de la discipline à l'issue de l'année prochaine.
Invoquée à chaque fois par les constructeurs nippons, la crise économique pourrait toutefois ne pas être la seule raison de ces retraits. Les consommateurs veulent aujourd'hui des voitures sûres et économes, non plus des bolides, et les industriels ont peut-être moins besoin de la vitrine F1 pour les allécher. "Comme les autres fabricants automobiles, Toyota est appelée à concentrer son investissement sur les technologies vertes. Il est donc logique que le groupe ait pris cette décision", a estimé M. Kato. Selon lui, "Toyota s'était lancée dans la F1 pour améliorer son image en Europe et y doper ses ventes, mais l'impact semble avoir été moindre qu'espéré".
L'abandon du premier constructeur mondial fait suite à une myriade de défections nippones dans d'autres sports mécaniques. Outre la F1, Honda ne participe plus aux Huit heures de Suzuka au Japon en moto et Kawasaki a arrêté le MotoGP, l'épreuve reine de vitesse à laquelle elle participait depuis 17 ans. Le constructeur automobile Mitsubishi s'est retiré pour sa part du rallye-raid, notamment du Dakar gagné 12 fois, et ses rivaux Suzuki et Subaru ont cessé de participer au championnat du monde des rallyes.
le 3/11/2009 à 15h55 par Harold Thibault (Aujourd'hui le Japon)
Yukio Hatoyama avait enregistré une chanson en 1987. Tombée dans l'oubli, elle retrouve une nouvelle chance de séduire le public depuis qu'il est devenu Premier ministre du Japon.
Le public japonais connaît les talents politiques de celui qui est depuis un peu moins de 2 mois Premier ministre de l'archipel, après une victoire historique contre les libéraux démocrates. Il connaît en revanche un peu moins ses talents de chanteur.
La chanson de Yukio Hatoyama "Take Heart - Tobitate Heiwa no Tori yo (envolez-vous, colombes de la paix)", enregistrée en 1987 alors qu'il avait entamé son premier mandat de représentant à la Chambre basse, offerte à quelques uns de ses supporters de l'époque, n'avait jamais été commercialisée. Erreur réparée: elle a été mise en vente au Japon le 30 octobre dernier.
"J'aime beaucoup à la fois les paroles et la mélodie mais je pense que je suis meilleur chanteur maintenant" a expliqué le Premier ministre à l'agence de presse Kyodo.
le 3/11/2009 à 12h46 par Harold Thibault (Aujourd'hui le Japon)
La première session du Parlement japonais depuis l'arrivée au pouvoir du Parti Démocrate du Japon est ouverte et, dans les rangs des députés, les femmes ont fait une percée. Avec 54 sièges, elles
occupent un peu plus de 11% de la Chambre des représentants, passant pour la première fois au-dessus des 10%.
Cette progression, le Japon les doit à celles que la presse a surnommé "Ozawa Girls", du nom d'Ichiro Ozawa, ancien chef des démocrates japonais acculé à la démission quelques mois avant les
élections pour une affaire de financement de parti et qui a, dans l'ombre, défini la stratégie qui permit à Yukio Hatoyama et au PDJ de remporter une victoire historique le 30 août dernier.
Elues pour la première fois au Parlement, les 26 "Ozawa Girls" sont plutôt jeunes au regard de l'establishment politique nippon. Pour Ichiro Ozawa, le calcul était simple: présenter des
candidates permettrait à des électeurs et électrices blasés de croire que le PDJ pourrait vraiment changer la société. Pour former les candidates, Ozawa a fait appel à Kuniko Tanioka, une
ancienne professeur d'université qui avait réussi à s'assurer un siège au Sénat en 2007. Elle leur distribua un guide de survie en politique à l'usage des femmes basé sur l'expérience d'autres
parlementaires du même sexe.
Mieko Tanaka, 33 ans, est l'une des Ozawa Girls. Mais son parcours politique a quelque peu été éclipsé après l'élection par des révélations du magazine Friday. Selon ce dernier, Tanaka a été
rédactrice d'une rubrique d'interviews de prostituées dans la presse masculine, dans laquelle elle a également posé dans des tenues sexy. La nouvelle député du PDJ, qui s'est assurée un siège
grâce au système proportionnel après avoir perdu de peu dans sa circonscription, était aussi apparue nue dans le film La bête aveugle et le nain tueur en 2005. Poursuivie par la presse,
Mieko Tanaka a défendu son passé en expliquant qu'elle n'avait eu d'autre choix financièrement et s'est engagée à combattre au Parlement pour le bien des travailleurs pauvres.
Certaines des Ozawa Girls ne se destinaient pas à la politique. Le cas de Kayoko Isogai, une femme de 43 ans et qui, de son propre aveu, n'avait jamais fait preuve d'un intérêt particulier pour les affaires politiques, a été particulièrement médiatisé. Sans emploi à l'approche des élections, elle avait passé l'essentiel de ces dernières années à passer d'un job à un autre et à s'occuper de ses parents malades. Rien qui ne la conditionnait à siéger à la Diète dans un pays où les "fils de" - dont Yukio Hatoyama et son prédécesseur Taro Aso, tous deux héritiers de puissantes dynasties politiques - sont sur-représentés en politique.
Son destin allait changer trois jours avant l'ouverture officielle de la campagne. Un membre du Sénat lui demanda de figurer au bas d'une liste du PDJ dans le centre du pays. Isogai a elle-même
expliqué qu'elle ne pensait qu'être amenée à donner un coup de main pour la campagne. En deux semaines, elle ne fit que deux discours, quand certains candidats en faisaient un par jour. Son
slogan : "Envoyons des gens ordinaires à la Diète", lui assura un siège de parlementaire.
Toutes les Ozawa Girls n'étaient pas novices en politique comme Kayoko Isogai. Takako Ebata fût recrutée pour être "l'assassin" politique - un terme issu de l'ère Koizumi - de la cacique Yuriko
Koike dans la 10e circonscription de Tokyo. Pour gagner son siège au parlement, elle a travaillé dur, suivant à la lettre les conseils d'Ozawa: 30 000 maisons visitées, 60 allocutions aux coins
de rues chaque jour, et au moins 3000 affiches. Elle a reconnu dans la presse japonaise qu'elle était devenue une candidate potentielle sous l'égide d'Ichiro Ozawa mais, étant âgée de 49 ans, a
réfuté le terme de "Girls", lui préfèrant celui de "femmes". Diplômée du prestigieux Massachusetts Institue of Technology, Ebata a marqué le public par son engagement politique qu'elle a assuré
en parallèle à sa vie de famille.
Dans cette société patriarcale, le record reste bien bas et l'élection des femmes du PDJ n'a pas réussi à faire passer le Japon au-dessus du 97e rang mondial en termes d'accès des femmes au
pouvoir législatif. Si les femmes occupent 54 sièges, et non plus 43 comme au cours de la législature précédente, la Chambre basse en compte 480.
Certains ne considèrent pas la stratégie établie par Ichiro Ozawa comme un grand pas pour les femmes en politique, mais plutôt comme un gros coup en matière de communication électorale. "Je ne
pense pas que le PDJ a fait un effort sérieux pour recruter des femmes qualifiées. Ils voulaient juste que ce soit fleuri", a expliqué Kumido Shindo, professeur à l'Université Toyo Eiwa au Global
Post. "Ils ne les laisseront jamais prendre les décisions ni ne les placeront à des postes importants".
Ebata, de son côté, demande sa chance. "Les gens me jugeront sur mes actions à partir de maintenant" déclarait-elle après l'élection.
le 2/11/2009 à 11h50 par Danny Kemp (AFP)
Haruna, animatrice de télévision, l'a emporté sur 20 autres créatures venues des quatre coins du monde pour devenir la Miss International Queen 2009. Un titre sérieux dans un pays où les transsexuels font partie du paysage social, et où la tolérance est loi à l'égard de bien des pratiques considérées ailleurs comme déviantes, dégradantes, voire illégales. Des millions de Thaïlandais ont regardé en direct le spectacle retransmis depuis Pattaya, cité balnéaire connue à l'étranger pour avoir porté l'industrie du sexe à un niveau qui frise l'industrialisation.
"Je suis très, très heureuse", confessait Haruna en larmes à l'AFP, quelques heures après son sacre au Tiffany, présenté comme le plus grand cabaret de transsexuels du monde. Grandie par un diadème en faux diamants, elle ajoutait: "Je veux que des compétitions comme celles-là montrent à tous qu'ils doivent s'aimer et vivre librement". "Le mode de vie japonais est plus traditionnel et les transsexuels ne sont pas libres. Mais en Thaïlande, ils font ce qu'ils veulent", a-t-elle dit.
La soirée n'aura pas toujours porté les attributs du discours politique le plus élaboré, lorsque défilaient sous les hurlements goguenards les belles en costumes nationaux. Avec une Américaine toute de plumes vêtues, et une Anglaise en hallebardier de la Tour de Londres, portant cuissards de satin noires et bonnet à poil. Les lumières tamisées du Tiffany ont ensuite accueilli les candidates en robes de soirée puis maillot de bain rose, sous un ballet aérien de cerfs-volants fluorescents. De quoi permettre le triomphe d'Haruna, repartie avec 10.000 dollars, un an de séjour dans un hôtel et un bon pour 500 dollars de chirurgie esthétique que visaient ses deux dauphines, la Thaïlandaise Karngsadal Wongdusadeekul et la Brésilienne Daniela Marques.
Mais les commentaires "backstage" évoquaient une autre réalité, faite de discrimination et de frustrations. "Je ne peux que rêver d'un événement comme celui-là aux Etats-Unis", a admis l'Américaine Sunny Dee-Lite, 32 ans, sortie première du défilé en robe. La Chinoise Maggie Gao a pour sa part remporté cette année le prix de Miss Monde Shenzhen, organisé dans cette ville du sud de la Chine. Avant de se voir retirer son prix lorsque les organisateurs ont constaté qu'elle était un homme.
Quant à Camilia Dzelma, 22 ans, elle appelait à plus de transparence après avoir été acceptée par sa famille musulmane à Singapour. "Je suis là pour montrer au monde que je ne suis pas un monstre", a expliqué ce professeur de danse pour enfant d'une école publique. Et d'ajouter: "Ma mère m'a appelé pour me souhaiter bonne chance".
Même en Thaïlande, où les pratiques sexuelles sont libérées de la plupart des barrières morales qui pèsent en Occident, le combat n'est pourtant pas complètement gagné. Les transsexuels s'y plaignent de ne pouvoir changer d'identité sur leurs papiers comme dans certains pays occidentaux. Et de nouvelles lois ont restreint les possibilités d'opérations. La Thaïlandaise Sorawee Nattee, qui a gagné à 21 ans le titre national en mai, a même été convoquée pour son service militaire. "Mais quand j'y suis allée comme ça, en fille, avec des seins, ils m'ont dit de partir".
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