Mes Projets
~ Roman "Aiko" : En cours (Chap 4/12) ~
~ Cours de Japonais : En cours (cous 5/???) ~
le 2/12/2009 à 12h01 par La Lettre Mensuelle de la CCIFJ
Japonais sous-titré
Enfance au Portugal, une éducation bilingue et une première grande décision une fois le Bac B en poche : aller vivre à Paris pour entrer en prépa. L'année suivante, Jean-Pierre Bernardino décroche son sésame pour l'école de commerce HEC où il commence à étudier le japonais. « J'avais été sensibilisé à la langue via les dessins animés puisqu'au Portugal ils n'étaient pas doublés, mais sous-titrés. Vient ensuite le voyage linguistique grâce – ou à cause – duquel il tombe amoureux du pays : « Ce qui est surprenant, ce n'est pas que je sois venu au Japon, mais que j'y sois resté 18 ans ! ».
Bulle
Il atterrit dans le pays comme sur un nuage : « C'était en 1987, probablement au plus fort de la bulle. Le pays ressemblait à un énorme Disneyland. Je faisais payer les cours de français 6000 yens de l'heure sans que cela ne pose de problème. Les odeurs, la nourriture, la beauté des femmes… Tout m'a donné envie de revenir ! » C'est ce qu'il fait dès l'année suivante dans le cadre d'un programme d'échange avec l'université Hitotsubashi. « Pendant 1 an, j'ai passé mon temps à apprendre le japonais, enfermé dans ma chambre. C'était dur, mais cela m'a permis de rendre mon mémoire en japonais. »
Retour sur investissement
En 1989, il intègre L'Oréal et sa section des produits de luxe dans le cadre du service militaire. « Je travaillais à la transformation de la marque professionnelle Institut de beauté en Alexandre de Paris. Puis on m'a proposé de poursuivre sur ma lancée avec une embauche. » En 1992, il rentre en France pour rejoindre le siège de L'Oréal et intégrer l'équipe marketing de Lancôme. Une parenthèse de 3 ans qui ne l'empêche pas de reprendre la route de l'archipel en 1995, toujours pour la même maison : « J'avais envie de poursuivre l'aventure et de profiter de mes efforts d'étudiant et de jeune professionnel », explique-t-il.
Le Japon avant tout
Son choix pour le Japon prévaudra ensuite sur celui de l'entreprise : en décembre 1998, il quitte L'Oréal et rejoint Danone. Changement d'univers produit, de culture d'entreprise, mais aussi de problématiques locales : « Danone était en JV avec Calpis et Ajinomoto. Le groupe ne détenait que 25% des parts, et la co-entreprise éprouvait de grosses difficultés depuis son lancement, n'avait pas réussi à réaliser son potentiel pendant 20 ans. La JV n'avait plus de produit phare depuis longtemps. » Il est le premier employé de Danone au Japon depuis longtemps, d'abord comme vice président marketing. « J'avais 33 ans, ma première apparition au conseil d'administration a fait son effet… Moins de 2 ans plus tard, je passais directeur général avec la montée de Danone à 50% de la JV. »
Défis Les défis ne manquaient pas : une usine vétuste, des produits pas tout à fait au niveau, une marque qui n'investissait pas en publicité. Dès 2003, Jean-Pierre Bernardino inaugure l'usine de Tatebayashi, dans la préfecture de Gunma.
Bio
Il travaille aux deux lancements du yaourt Bio au Japon. En 2002, « un départ tonitruant mais le produit n'a pas tenu sur la durée », puis en avril 2006 avec la mise en valeur des 14 jours de consommation nécessaires pour que le bifidus actif agisse sur l'estomac. « À cette époque, nous avions entamé les discussions sur la reprise des parts d'Ajinomoto », remarque-t-il, heureux de noter que les graines qu'il avait semé ont depuis germé.
Coup de foudre
En 2006, le temps des au-revoir est venu avec Danone au Japon. Il quitte géant français pour participer au lancement de Red Bull, pendant 18 mois. Taille des canettes, positionnement dans les convinience stores… Difficile tâche. Puis c'est le coup de foudre pour Puratos : « Cette entreprise m'a offert un challenge qui correspondait parfaitement à mon parcours et mes aspirations, ainsi qu'à mon souhait de poursuivre l'aventure dans l'archipel. Je travaille aussi bien pour les artisans boulangers-pâtissiers que les industriels. En termes de connaissance du marché et des consommateurs, de la pénétration des réseaux professionnels, c'est passionnant. Et les produits sont délicieux... »
le 1/12/2009 à 12h41 par Harold Thibault (Aujourd'hui le Japon)

Le Japon est l'un des pays les plus sûrs de la planète, mais ses écoles connaissent de plus en plus de violences, selon un rapport du ministère de l'éducation dévoilé dans la presse nippone. 59 618 cas de violence ont été rapportés par les écoles primaires, collèges et lycées de l'archipel au cours de l'année fiscale 2008. Les cas de violence rapportés au ministère ont augmenté de 75% en 3 ans dans les 39 000 établissements scolaires publics et privés du pays.
Les collèges sont les plus exposés avec 42 754 cas, alors que les lycées en ont relevé 10 380 et les écoles primaires 6484. Les violences entre écoliers comptent pour 54% des cas rapportés au ministère et plus de 10 000 victimes ont dû être traitées à l'hôpital: 26% des victimes de violences entre écoliers et 22% de celles d'actes de violence d'écoliers contre un professeur.
Pour le ministère, le nombre de cas enregistrés connaît une si forte hausse depuis qu'il a appelé les établissements scolaires à faire état de toutes les violences, quel que soit leur degré de gravité. Il souligne toutefois que le nombre d'actes de cas relevés a continué à augmenter entre 2007 et 2008, avec environ 8000 cas supplémentaires en une seule année.
Certains responsables du ministère estiment que cette hausse s'explique par l'incapacité de certains enfants de contrôler leurs émotions et par le manque de communication. "Le vocabulaire des enfants pour exprimer leurs sentiments s'est réduit" estime Toshihiko Miyagawa, qui a appris pendant 35 ans comment s'exprimer par la rédaction, dans les colonnes de l'Asahi Shimbun. "Je pense que leurs émotions et comportements s'exacerbent lorsqu'ils font face à un incident sans pouvoir s'exprimer verbalement" relève-t-elle.
le 30/11/2009 à 12h05 par Simon Morgan (AFP)
Yukio Amano, diplomate de 62 ans succède au Prix Nobel de la Paix égyptien Mohamed ElBaradei, qui a renoncé à briguer un quatrième mandat après avoir dirigé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pendant 12 ans, dont une grande partie consacrée au controversé dossier iranien. Souvent souriant derrière ses lunettes rondes, le diplomate japonais, auquel certains ont reproché un manque de charisme, est un praticien confirmé des dossiers nucléaires et stratégiques.
Né deux ans après les bombardements nucléaires par l'aviation américaine d'Hiroshima et Nagasaki, Yukiya Amano est résolument engagé contre la prolifération nucléaire. "En tant que Japonais, je ferai tout pour prévenir la diffusion des armes atomiques", avait-il déclaré après sa nomination en juillet dernier par le Conseil des gouverneurs de l'agence.
Etiquetté candidat occidental, l'ambassadeur japonais auprès de l'AIEA depuis 2004 avait dû affronter plusieurs tours de scrutins avant de l'emporter face à son homologue sud-africain Abdul Samat Minty, considéré comme le favori des pays en développement. Lors de la réunion du Conseil des gouverneurs la semaine dernière, il a mis en avant son "sens des responsabitités" et appelé tous les Etats à soutenir son action.
Dans une interview accordée à l'AFP en février 2009, il avait pleinement assumé le fait que l'AIEA joue un rôle non seulement technique mais aussi éminemment politique, notamment sur des dossiers comme ceux de l'Iran, de la Syrie ou de la Corée du Nord.
Sur le dossier iranien, qui a connu un nouvel épisode la semaine dernière avec le vote d'une résolution condamnant Téhéran pour avoir caché la construction d'un site nucléaire à Fordo, Yujkiya Amano ne promet pas la lune. Il ne s'attend pas à un règlement rapide de la question, mais la nouvelle administration américaine et la nouvelle direction de l'AIEA "feront peut-être la différence, j'espère", a-t-il affirmé la semaine dernière.
Né le 9 mai 1947, Yukiya Amano, après des études de droit, a réjoint le ministère des Affaires étrangères en 1972, où il s'est imposé comme un expert en désarmement. Il y a dirigé le service scientifique puis celui de l'énergie nucléaire en 1993. En 1999, il a été nommé directeur général-adjoint pour le contrôle des armes et les affaires scientifiques au ministère, puis directeur en 2002. En 2004, Yukiya Amano a pris la direction du département du désarmement, de la non-prolifération et de la science, avant d'être délégué auprès de l'AIEA. Dans le cadre de ses attributions, il a notamment participé aux négociations de révision du Traité de non-prolifération en 1995, 2000 et 2005, ainsi qu'aux négociations préparatoires à la révision prévue fin 2010.
Yukiya Amano est marié et parle couramment l'anglais et le français. Il a étudié deux ans en France et a été consul général du Japon à Marseille (France) de 1997 à 1999.
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